Jeune conducteur utilisant un éthylotest avant de reprendre le volant

Jeune permis et alcool au volant : seuil de 0,2 g/L

Pour un conducteur en permis probatoire, le seuil légal est très bas : la conduite est interdite à partir de 0,2 g d’alcool par litre de sang, soit 0,10 mg par litre d’air expiré.

« Zéro tolérance » ou seuil de 0,2 g/L ?

L’expression « zéro alcool » est utile comme message de prévention, mais le droit français fixe un seuil mesurable de 0,2 g/L pour les conducteurs en permis probatoire. En pratique, ce niveau peut être atteint avec une quantité très faible d’alcool et varie selon les personnes.

Il n’est donc pas possible de recommander un nombre de verres compatible avec la conduite. Le choix le plus sûr reste de ne pas boire du tout lorsqu’on doit prendre le volant.

Qui est concerné ?

Le seuil probatoire s’applique notamment aux conducteurs pendant la période suivant l’obtention du permis, ainsi qu’aux situations assimilées prévues par la réglementation. La durée de cette période dépend du parcours de formation et de l’évolution du capital de points.

Quelles conséquences pour le permis ?

Une alcoolémie interdite entraîne un retrait de six points. Un conducteur qui ne dispose encore que de six points peut donc perdre la totalité de son capital, avec les conséquences administratives prévues pour l’invalidation du permis.

Le risque ne se limite pas à une amende. Selon le taux mesuré et les circonstances, d’autres sanctions peuvent s’ajouter : immobilisation du véhicule, suspension du permis et mesures judiciaires.

Pourquoi les jeunes conducteurs sont-ils particulièrement exposés ?

L’expérience de conduite est encore limitée et l’alcool réduit la vigilance, allonge le temps de réaction et altère l’évaluation des distances. La fatigue, la conduite de nuit, la vitesse ou la présence de passagers peuvent aggraver la situation.

Un éthylotest autorise-t-il à conduire ?

Non. Un éthylotest chimique ou électronique fournit une estimation à un instant donné. Sa fiabilité dépend de sa conformité, de sa date de validité, de la température, du respect du délai après le dernier verre et de la bonne utilisation.

  • attendre le délai indiqué avant de souffler ;
  • respecter strictement la notice ;
  • ne pas conduire si le résultat est positif, proche du seuil ou difficile à lire ;
  • tenir compte du fait que l’alcoolémie peut encore augmenter après le dernier verre.
Un résultat négatif ne doit jamais servir à prendre un risque. En cas de doute, désignez un conducteur sobre, utilisez les transports en commun, un taxi ou dormez sur place.

La prévention la plus fiable

Avant une soirée, prévoyez le retour : conducteur désigné, hébergement, transports disponibles et moyen de contact chargé. Les organisateurs peuvent mettre à disposition des éthylotests tout en rappelant qu’ils ne remplacent pas une politique de retour sécurisé.

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