Cannabis en Allemagne : ce que la loi autorise depuis 2024
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Ce que les adultes peuvent détenir
Les personnes âgées d’au moins 18 ans peuvent détenir jusqu’à 25 grammes de cannabis sur elles. À leur domicile, la limite est fixée à 50 grammes de cannabis séché.
La loi autorise également la culture personnelle de trois plants de cannabis par adulte, sous réserve que les plantes et les produits soient protégés de l’accès des mineurs et des tiers.
Que sont les associations de culture ?
Depuis le 1er juillet 2024, des associations de culture à but non lucratif peuvent cultiver collectivement du cannabis pour leurs membres majeurs. Elles sont soumises à une autorisation, à des obligations de contrôle et à une limite de membres.
- la remise est réservée aux membres majeurs ;
- la quantité est limitée par jour et par mois ;
- des règles renforcées s’appliquent aux membres de moins de 21 ans ;
- la consommation sur place est interdite ;
- la publicité et le parrainage sont interdits.
Où la consommation reste-t-elle interdite ?
La consommation demeure interdite dans plusieurs zones sensibles, notamment à proximité des écoles, structures accueillant des enfants, aires de jeux et installations sportives accessibles au public. Des restrictions horaires et géographiques peuvent également s’appliquer dans les zones piétonnes.
Les règles locales et leur application peuvent évoluer. Il est donc nécessaire de consulter les informations officielles avant tout déplacement ou événement.
Peut-on transporter du cannabis entre la France et l’Allemagne ?
Non. L’autorisation allemande ne permet pas de franchir librement la frontière avec du cannabis. L’importation, l’exportation et le transport transfrontalier restent interdits hors cadres légalement prévus.
Et pour la conduite ?
La réforme de la possession ne signifie pas que conduire après avoir consommé est sans risque ou automatiquement autorisé. Le cannabis peut altérer l’attention, le temps de réaction et la perception. Les règles routières allemandes doivent être vérifiées séparément, notamment pour les jeunes conducteurs, les professionnels et les situations associant cannabis et alcool.
Un autotest salivaire ne constitue pas une autorisation de conduire. Il ne peut pas garantir le résultat d’un contrôle ultérieur et ne mesure pas précisément l’aptitude à la conduite.
Ce que cette réforme ne change pas
Le cannabis demeure un produit psychoactif susceptible d’entraîner dépendance, troubles anxieux, altération cognitive et accidents. L’encadrement légal vise notamment à protéger les mineurs et à réduire certains dommages, sans supprimer les risques sanitaires.